Actualités

Saisissez votre email pour ne rien manquer :

On prépare l'ouverture des gîtes

On prépare l'ouverture des gîtes

La Caravane n°22 - automne 2025


Salut à vous,


Le premier semestre 2025 a été particulièrement riche, à la fois sur le chantier et au-delà.


Du 14 au 18 mars 2025, un chantier participatif a rassemblé de quelques personnes venues donner un coup de main, partager des savoir-faire et contribuer à l’avancée des travaux. Ces moments collectifs restent au cœur de l’esprit de l’Oasis.


Côté transmission, Samuel a co-publié le livre « Cultiver l’eau douce », aux éditions Ulmer, fruit de plusieurs années de réflexions et de pratiques autour de l’hydrologie régénérative.

Sur le terrain, des travaux de terrassement extérieur ont été réalisés, ainsi que la mise en place de la pédo-épuration, une étape clé pour la gestion écologique des eaux usées.


La deuxième tranche de travaux touche désormais à sa fin : les gîtes seront bientôt prêts à accueillir des visiteurs. Une perspective enthousiasmante, qui ouvre une nouvelle phase pour le projet.


Enfin, nous avons lancé un appel pour trouver de nouvelles familles partenaires, afin de financer la troisième tranche de travaux, dédiée aux espaces communs. Une nouvelle étape collective s’ouvre, que nous espérons partager largement.


Merci de continuer à suivre et soutenir cette aventure au long cours.


Chaleureusement,


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Lancement de la 2ème tranche de travaux : les gîtes

Lancement de la 2ème tranche de travaux : les gîtes

La Caravane n°21 - printemps 2025


Salut à vous,


Après la pause estivale, l’automne 2024 a marqué la reprise progressive du chantier.


Une étape technique importante a été franchie avec la mise en place de la chaudière, un chauffage central au bois, en cohérence avec notre volonté de sobriété énergétique et d’autonomie.


Dans la foulée, la deuxième tranche de travaux a démarré : cloisons intérieures, isolation, peinture, carrelage… Des travaux moins visibles de l’extérieur, mais essentiels pour rendre les espaces accueillants et fonctionnels.


Côté terrain, nous avons réalisé les travaux de construction d'un système de pédo-épuration. Comme pour les filtres plantés (aussi appelés systèmes de phyto-épuration), la pédo-épuration consiste à épurer les eaux grises grâce à la vie bactérienne existant dans les horizons supérieurs des sols plantés. Il s’agit de répandre les eaux grises à faible profondeur dans le sol au pied de végétaux.


Ce semestre a demandé de trouver un nouvel équilibre entre la vie sur place, le chantier et les activités professionnelles de chacun. Avancer tout en préservant l’élan collectif reste un apprentissage permanent.


Bien à vous,


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Dans le coeur du chantier d'éco-rénovation (suite)

Dans le coeur du chantier d'éco-rénovation (suite)

La Caravane n°20 - automne 2024


Chères et chers ami·es de l’Oasis,


Le printemps 2024 a marqué un véritable tournant dans l’histoire du projet.


Le 4 avril 2024, nous avons accueilli sur le lieu les étudiant·e·s de la Pépinière Oasis. Ces temps d’échanges ont été riches, nourrissants, et ont renforcé notre sentiment d’appartenir à un réseau plus large d’initiatives engagées.


Le site a également été raccordé à la fibre, un détail en apparence, mais qui facilite grandement la vie quotidienne et les activités professionnelles sur place.


La première tranche de travaux s’est achevée, permettant l’emménagement des deux familles : Guilain et Barbara en avril, puis Samuel et Jessica en juin. Revenir vivre sur le lieu, après des années de projections et de chantiers, a donné au projet une toute autre dimension. Le quotidien, les enfants, les repas partagés : l’Oasis est redevenue un lieu habité.


En juillet, l’association L’Oasis de Serendip a fêté ses 10 ans. Un moment symbolique pour mesurer le chemin parcouru depuis les premières intuitions jusqu’à cette étape décisive.


Cette période a aussi fait émerger un besoin partagé : celui de faire une pause dans les travaux, avant d’attaquer la prochaine tranche consacrée aux gîtes, prévue pour octobre. Prendre le temps d’habiter, d’intégrer, de souffler.


Avec gratitude pour toutes les aides reçues,


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Après les artisans, place à l'auto-rénovation

Après les artisans, place à l'auto-rénovation

La Caravane n°19 - printemps 2024


Bonjour à vous,


Après une première phase de travaux largement portée par des artisans (charpente, menuiseries extérieures, VRD), le chantier est entré dans une période plus lente, reposant davantage sur de l’auto-rénovation.


Ce changement de rythme s’est fait sentir : les avancées sont moins spectaculaires, mais demandent une présence régulière, de la persévérance et beaucoup d’huile de coude. Pour y faire face, Samuel et Guilain ont pris des disponibilités afin de consacrer plus de temps au chantier.


Un soutien précieux est également venu de Xavier et Christine, les parents de Samuel, qui sont venus régulièrement séjourner sur le lieu pour donner un coup de main. Leur passage se ressent toujours très concrètement : le chantier avance nettement plus vite lorsqu’ils sont là.


Constance est aussi venue régulièrement prêter main forte. Au fil des semaines, la question de son éventuelle entrée dans le collectif s’est posée, ouvrant des réflexions sur ce que cela implique humainement, juridiquement et collectivement.


Sur le plan professionnel, Samuel a quitté son emploi aux Alvéoles pour se consacrer pleinement à ses conférences ainsi qu’à l’animation d’une chaîne Twitch dédiée à l’écologie.


Enfin, une bonne nouvelle : la première tranche de travaux avance bien, et les logements sont bientôt prêts à être occupés. Une étape que nous attendions avec impatience.


Avec gratitude pour toutes les aides reçues,


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Dans le coeur du chantier d'éco-rénovation

Dans le coeur du chantier d'éco-rénovation

La Caravane n°18 - automne 2023


Bonjour à vous,


Le printemps et l’été 2023 ont été consacrés à la consolidation du bâti et à des choix structurants pour la suite du chantier.


Les travaux de charpente se sont achevés, marquant une étape majeure : le bâtiment est désormais hors d’eau et hors d’air. Dans la foulée, nous avons repris les travaux de démolition intérieure ainsi que les chantiers d’enduits à la chaux, poursuivant patiemment la transformation des espaces.


Les menuiseries extérieures ont également été réalisées, apportant lumière, cohérence architecturale et une vraie sensation d’avancée tangible.


Côté financement, un dossier de demande d’aide auprès de l’ADEME, dans le cadre du fonds chaleur, a été déposé. Il s’inscrit dans notre volonté de mettre en place des solutions de chauffage sobres et cohérentes avec les enjeux écologiques du projet.


Enfin, une décision importante a été prise : la division du chantier en trois tranches successives.


D’abord les deux logements, puis les trois gîtes, et enfin les espaces communs (salle commune, cuisine, espace de coworking). Ce phasage nous permet d’avancer de manière plus réaliste, en tenant compte de nos capacités humaines et financières.


Un semestre dense, fait de choix techniques et stratégiques, qui dessinent plus clairement la trajectoire du projet.


Au plaisir de vous croiser sur le lieu ou ailleurs,


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Une charpente toute neuve !

Une charpente toute neuve !

La Caravane n°17 - printemps 2023


Chères et chers ami·es de l’Oasis,


L’automne 2022 a marqué une nouvelle étape décisive : le passage à des travaux d’ampleur sur le bâti.


Dès les premiers mois, l’installation de la grue dans la cour de l’Oasis a changé le paysage. Symbole très concret du chantier qui démarre, elle a aussi rendu visibles les transformations à venir, tant attendues.


Du 18 au 21 novembre 2022, une semaine de chantier participatif a réuni bénévoles et soutiens autour des premiers travaux. Ces temps collectifs ont accompagné le début des travaux de charpente, une phase structurante pour la suite du projet.


En parallèle du chantier, Samuel s’est engagé dans la création de l’association Pour une Hydrologie Régénérative, et a travaillé à l’écriture d’une conférence visant à rendre ce sujet accessible au grand public. Ces réflexions nourrissent directement la vision globale de l’Oasis, notamment dans notre rapport à l’eau et au territoire.


Sur le plan administratif, une demande d’aide à la rénovation énergétique a été déposée dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov’. Une démarche parfois laborieuse, mais indispensable pour soutenir financièrement les travaux à venir.


Ce semestre a demandé beaucoup d’adaptation, entre contraintes techniques, météo et coordination des différents acteurs. Mais il a surtout permis de lancer concrètement une phase que nous préparions depuis longtemps.


Merci aux membres du groupe "Brouette et truelle" pour leur soutien !


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Des tentes, des brouettes et des truelles...

Des tentes, des brouettes et des truelles...

La Caravane n°16 - automne 2022


Chères et chers ami·es de l’Oasis,


Le printemps et l’été 2022 ont marqué une période d’ouverture et de remise en mouvement du lieu, avec l’envie de l’habiter autrement, même de manière encore temporaire.


Nous avons tout d’abord fait l’acquisition de quatre tentes “lodge” : trois de type Sibley Bell et une de type Tipi. Elles nous ont permis d’imaginer les premiers accueils sur le terrain, et de tester concrètement la capacité du lieu à recevoir du public.


En avril, un groupe d’étudiant·e·s de Lumia est venu prêter main forte pour l’aménagement de quatre emplacements dédiés à ces tentes. Ces quelques heures ont été riches de rencontres, de coups de pelle, et de discussions sur l’avenir des lieux et de nos sociétés.


Kevin Simon est également venu passer du temps à l’Oasis pour réaliser une séance photo. Son regard a permis de mettre en valeur le site, les bâtiments, les paysages et l’atmosphère particulière du lieu, et nous a donné de belles images pour nourrir notre communication future.


En août, un chantier participatif a rassemblé de nombreuses énergies autour du vidage du lieu, de la démolition de certaines parties et de nouveaux enduits à la chaux. Ces temps collectifs restent des moments forts du projet, où le travail manuel se mêle aux échanges et à la convivialité.


Parallèlement, Samuel a continué son activité professionnelle avec Les Alvéoles, tout en animant plusieurs stages de permaculture, contribuant ainsi à faire le lien entre le projet de l’Oasis et d’autres dynamiques de transition dans la vallée de la Drôme.


Une période estivale dense, joyeuse et parfois épuisante, mais qui a renforcé notre sentiment que le lieu est prêt à accueillir, à transmettre et à se transformer.


Chaleureusement,


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Lancement de la 1ère tranche de travaux : les logements

Lancement de la 1ère tranche de travaux : les logements

La Caravane n°15 - printemps 2022


Chères et chers ami·es de l’Oasis,


Cela fait longtemps que nous n’avons pas pris le temps de vous écrire. Pourtant, durant ces derniers mois, le projet a continué d’avancer, parfois discrètement, parfois de manière plus visible, mais toujours avec cette même intention : poser des bases solides pour la suite.


L’automne 2021 et l’hiver 2022 ont été marqués par un retour concret au bâti. Un premier chantier participatif a rassemblé des ami·es et soutiens autour des enduits à la chaux. Ces temps partagés ont été précieux, autant pour le travail accompli que pour la joie simple de se retrouver sur le lieu, de sentir la matière, de redonner peu à peu corps aux murs de l’ancienne ferme.


Dans le même temps, une étape attendue depuis longtemps a été franchie : la réception des plans d’architecte. Mettre enfin des dessins, des volumes et des intentions claires sur nos idées nous a permis de nous projeter plus concrètement, et aussi de mesurer l’ampleur du chemin encore à parcourir.


Sur le plan juridique et financier, ce semestre a été dense. Afin de faciliter l’accès aux prêts bancaires, les deux familles ont procédé au rachat de leurs logements. Cette clarification était nécessaire pour débloquer la suite du projet, même si elle nous a demandé beaucoup d’énergie et de discussions.

Par ailleurs, pour protéger le bâti durant cette période de transition, l’entreprise Osébois est intervenue pour procéder au bâchage des toitures. Une étape peu visible (sauf du ciel évidemment !), mais essentielle pour éviter que le temps et l’humidité n’aggravent l’état des murs et ne compromettent les futurs travaux.


Enfin, une avancée majeure a marqué ce semestre : l’entrée de la Coopérative Oasis dans la SCI L’Oasis de Serendip. Grâce à un apport en compte courant de 200 000 €, il devient possible d’envisager sereinement la rénovation des bâtiments à usage d’activité, c’est-à-dire tout ce qui ne concerne pas les logements. Ce soutien est à la fois financier et symbolique : il ancre davantage le projet dans une dynamique collective et coopérative, en cohérence avec nos valeurs.


Ce semestre n’a pas été spectaculaire, mais il a été structurant. Beaucoup de fondations invisibles ont été posées, préparant les étapes suivantes. Nous avançons, pas à pas, en essayant de rester fidèles à l’esprit du lieu et à ce que nous souhaitons y faire vivre.


Merci de continuer à cheminer avec nous, même à distance.


À très bientôt pour la suite,


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Bilan d’une année de reconstruction

Bilan d’une année de reconstruction

La Caravane n°14 - printemps 2021


Salut à vous, fidèle compagnon.ne.s de Serendip,


Le projet de l’Oasis de Serendip fêtera bientôt sa 7ème bougie, et nous prenons le clavier pour vous en raconter les dernières actualités.


Cela fait un an que l’Oasis de Serendip se reconstruit, dans l’ombre, à l’initiative d’une équipe resserrée de 4 personnes (2 couples).

Barbara et Guilain ont en effet décidé de rejoindre l’aventure, à un moment pas facile (et c’est un euphémisme). Avec Jessica et Samuel, nous formons donc le nouveau « moteur » du projet. Autant te dire tout de suite que la mécanique est déjà bien huilée, et qu’il n’aura pas fallu un long tour de chauffe pour entrer dans le vif du sujet !


Dès le printemps dernier en effet, et en pleine crise sanitaire, nous avons travaillé de manière méthodique : d’abord faire le bilan de tout le passif de la SCI et de l’association. Vérifier que les conditions sont réunies, a minima, pour qu’une poursuite du projet soit possible.

Prendre soin de dialoguer avec toutes les personnes qui restent impliquées d’une manière où d’une autre, afin de clarifier le positionnement de chacun, les attentes éventuelles, les projections.

Désamorcer les situations potentiellement sources de conflits. Prendre soin de notre nouvelle petite équipe.


Nous avons ensuite fait le point sur notre énergie disponible, le temps que nous sommes prêt.e.s à consacrer. Nous nous sommes entendus sur une ambition commune : rénover la bâtisse avant tout, pour ne pas trop nous disperser. La 1ère conséquence a été de mettre en attente les chantiers de plantations d’arbres prévus pour l’automne 2020 (ils nous attendent bien au chaud à la pépinière des Alvéoles), se préserver pour réussir à trouver un équilibre entre vie personnelle, vie professionnelle, et montage du projet. 


A partir de septembre, les réunions se sont multipliées : avec les avocats pour retravailler les statuts de la SCI, organiser les entrées et les sorties. Cette étape s’est clôturée avec succès en décembre dernier, et nous avons pu « tourner une page », pour en ouvrir immédiatement une autre en janvier dernier.


Au creux de l’hiver, nous avons en effet pris des dispositions pour nous entourer du mieux possible, avec notamment un nouvel architecte et un nouveau comptable. Clôturer le travail réalisé avec l’architecte et le charpentier avec qui nous avions travaillé jusqu’à présent pour la rénovation de la grange et de l’espace pro (nouvelle charpente et dalle isolée). Travailler sur une esquisse pour le projet de rénovation : 2 logements et 2 gîtes, sans compter un espace pour l’activité agricole.

Préparer le dépôt d’une nouvelle déclaration préalable de travaux.

Monter le plan financier de la SCI, et celui de l'association, qui portera l’activité d’accueil (gîtes). Organiser la vente des 2 logements, qui seront rénovés directement par leurs occupants/habitants.


Aujourd’hui l’heure est à l’optimisme. Si le projet a beaucoup évolué dans sa forme juridique et sa gouvernance, nous pensons avoir réussi à en préserver l’âme, tout en le rendant plus réalisable. Quelles que soient les formes, nous sommes surtout heureux de pouvoir suivre notre cap : participer à ce grand mouvement de la transition, en proposant un lieu à la fois de ressource et d’expérimentation, au service du vivre et

du faire ensemble. Les prochaines semaines seront décisives, et nous allons solliciter l’aide de toutes celles et ceux qui le pourront pour un chantier participatif, du 26 juillet au 15 août. Nous publierons prochainement des précisions sur notre site internet, mais si vous êtes intéressé.e.s, contactez-nous !


A très bientôt sur les chemins de la transition.


Barbara, Jessica, Guilain et Samuel

Une année pas si blanche que ça

Une année pas si blanche que ça

La Caravane n°13 - automne 2020


Bonjour à vous, aventurier.ère.s de la transition,


L’automne est là, et les jours qui raccourcissent nous invitent à récolter le fruit de notre travail avant que les premières gelées arrivent. Dans les jardins, on rentre les tomates vertes, les courges colorées.


Nous avions démarré 2020 en vous annonçant une pause pour cette année. Nous n’avons en effet accueilli ni formations, ni stagiaires, ni volontaires, le temps de sentir ce qui semble le plus sage pour le projet, et le plus juste pour notre famille.


Le confinement et les mois qui ont suivi nous ont fait réaliser que c’était finalement une chance que la rénovation n’ait pas encore eu lieu, et que cette année soit déjà prévue comme « blanche » pour nos activités.


Côté bâtiment, nous avançons dans nos réflexions qui incluent une refonte de notre montage juridique, le choix de personnes pour nous accompagner, et le remontage de nouveaux dossiers financiers.


Côté aménagement du lieu, nous avons cette année simplement essayé d’entretenir ce qui avait été réalisé en collectif.


Côté activité, nous ne pouvons pour l’instant pas accueillir de formations sur place, le temps que les bâtiments soient rendus accueillants. Samuel poursuit l’organisation de formations physiques

dans des lieux partenaires.


Le contexte sanitaire restant incertain, nous avons pris en main un nouveau chantier, la transformation du contenu de nos formations physiques en formation en ligne. La première formation passée par ce processus concerne la thématique « Piloter ma vie et mes projets avec la permaculture humaine ». Pour éviter le mélange de genre, nous avons décidé de lancer cette acitivté sous l’égide d’une structure indépendante de l’Oasis de Serendip, et avec son identité propre.


La dynamique d’éco-lieu qui redémarre doucement, de nouveaux projets, comme vous le sentez peut-être, nous sommes dans une dynamique bien plus positive en cette fin d’année 2020 que l’année dernière, et nous sommes heureux de partager nos avancées avec vous. 


Merci de nous suivre, de nous soutenir, de partager nos actualités, et de penser à nous comme vous le faites. Vous ne le savez peut-être pas, mais dans les moments vraiment difficiles de ce projet, c’est le plus souvent grâce au retour des personnes de passage à l’Oasis, témoignant de ce que le projet leur a apporté, que nous avons tenu le coup. 


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Il était une suite…

Il était une suite…

La Caravane n°12 - printemps 2020


Bonjour à vous, soutiens de la première heure ou nouvellement arrivés dans notre communauté !  


Nous vous espérons en pleine forme en cette période bien tourmentée.  


Début mars, nous avions publié un long texte où nous expliquions que le projet de l’Oasis était en pause pour cette année 2020, et que nous, Samuel et Jessica reprenions le portage du projet. Si tu es passé à côté, tu trouveras le lien ici. Quelques jours plus tard, Samuel répondait à une interview d’Agathe et Baptiste, de Pandorama, où il parle longuement de la dynamique du lieu, et des interactions avec le territoire. Tu peux l’écouter en cliquant là. Pour être totalement honnête, nous étions à deux doigts de mettre l’Oasis en vente, afin de pouvoir tourner la page et reprendre le cours de notre vie, dans la Drôme ou ailleurs.


Mais la vie est faite de cycles, et quelques semaines après l’envoi de ce message, plusieurs événements se sont produits simultanément :

  • Nous avons obtenu la non opposition à la déclaration préalable de travaux pour le bâtiment de l’Oasis de Serendip. Nous allons donc pouvoir rénover 4 logements, pour une surface totale de 350 m2
  • Julien et Noémie, qui sont nos associés dans le portage du foncier, acceptent de différer la revente de leurs parts de la SCI, le temps de rénover le bâtiment et trouver de nouvelles familles qui pourront nous rejoindre
  • Barbara et Guilain, un couple d’anciens participants à nos formations, devenus des amis et qui ont suivi de près l’évolution de l’Oasis de Serendip ces dernières années, nous a annoncé leur envie de rejoindre le projet et de venir habiter sur place.
  • Le confinement a débuté.


La conjonction de tous ces événements a eu un impact profond sur notre motivation. Dans le contexte de la crise sanitaire, la raison d’être de l’Oasis de Serendip nous est revenue comme une évidence. Celle d’aider les personnes qui se sentent en décalage avec leurs valeurs dans leur vie quotidienne, et qui rêvent de changement, à avancer sur leur chemin de transition.  


C’est à ce moment là que la petite flamme s’est rallumée à l’intérieur. Que nous avons retrouvé l’envie de porter plus loin ce projet, pour nous, et pour vous.  


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Une pause pour le projet de l’Oasis de Serendip

Une pause pour le projet de l’Oasis de Serendip

La Caravane n°11 - printemps 2020


Bonjour à vous,


Cela fait plus d’un an maintenant que nous n’avions pas envoyé de caravane. Ce n’est pas l’envie qui manquait, mais nous avons vécu tant d’expériences intenses au cours de l’année 2019, que s’arrêter pour poser les mots sur le clavier semblait impossible.


Nous avons donc choisi d’écrire ce texte, un peu après la bataille, à plusieurs mains pour vous informer, ami(e)s du projet, familles, soutiens de la première heure, anciens stagiaires, petits colibris…

Attention, gros pavé à venir…


Pour mieux comprendre ce qui s’est passé ces derniers mois il faut rappeler qu’au départ du projet, le lieu a été acheté par une SCI détenue par 2 associations loi 1901. L’objectif, créer un lieu indépendant de la spéculation financière fréquente dans les transactions immobilières. 


Une dizaine de familles a courageusement choisi de prêter des sommes allant de 15000€ à 150 000€ pour sécuriser la vieille ferme en pierres de l’Oasis, et les 11,5 ha attenants.


Peu de temps après l’achat, des tensions ont émergé, et malgré des efforts internes et le recours à des intervenants extérieurs, un nombre non négligeable de familles a décidé de quitter le projet et demandé un remboursement rapide de leur prêt. 


La somme totale des prêts à rembourser était de 250 000€ à peu de choses près (sur 500 000€ d’achat initial). Pendant 2 ans, nous avons essayé de trouver de nouvelles personnes pour remplacer ces prêteurs, accueilli des visiteurs pour leur présenter le lieu, en vain. Cette démarche a demandé beaucoup d’énergie, comme celle de création du collectif initial. Communiquer autour des rencontres, accueillir, expliquer le projet, espérer… 


Nous n’avons pas trouvé de famille prête à rejoindre le projet. 


Les familles qui avaient quitté le projet de l’Oasis ont perdu patience, et engagé une procédure judiciaire. Nous avons donc essayé de solder cette procédure via la médiation, plutôt que d’aller jusqu’à un procès.


Pendant qu’une partie de l’équipe se prenait la tête pour ces questions administratives et financières, de belles énergies ont démarré l’aménagement du terrain. Keyline design, plantation d’arbres, aménagement du bassin existant, et dans la foulée, premières formations en permaculture auxquelles plusieurs centaines de personnes ont participé ces 3 dernières années.


L’arrivée de Julien et Noémie à l’été 2017, a apporté de l’espoir.

Julien portait un projet de maraîchage, Noémie et Julien ont construit leur dôme dans la forêt de l’Oasis, et leur petite fille Maëlle y est née en novembre. Ils ont pris le temps de s’intégrer au projet avant de décider de s’engager pleinement, et fin 2018, ils ont pu investir du capital qui a permis de rembourser la plupart des familles sortantes, et

ainsi stopper la procédure en cours. 


Dans le cadre de cette procédure, une hypothèque dite conservatoire avait été décidée par le juge pour protéger les plaignants. Nous aurons attendu le printemps 2019 pour que cette hypothèque soit levée. 


Dans le même temps, nous avons pris conscience que notre modèle juridique, bien qu’inspiré du hameau des buis et donc valide légalement, nous portait préjudice dans nos discussions avec les notaires, les banques, les partenaires en dehors du réseau colibris. 


Nous avons donc dû passer d’une SCI dont les propriétaires étaient des associations par le biais de prêts solidaires, à une SCI composée de personnes physiques : Noémie, Julien, et Samuel et Jessica les

fondateurs du projet. Cette transition a été effective fin 2018. 


Notre collectif s’est petit à petit composé de gens qui ont appris à travailler ensemble et qui se sont rencontrées intensément, et nous avions désormais plusieurs années à notre actif à évoluer avec les mêmes personnes, ce qui n’est pas le cas dans tous les collectifs où il y a parfois un important turn over. Nous avons eu à coeur que l’Oasis soit toujours un lieu ouvert, d’accueillir chaque fois les gens à bras grand ouverts, de leur raconter le projet, notre fonctionnement, tout ce qui se créait au jour le jour sur le lieu. On a créé des liens qui nous ont tous nourris et qu’on ressort de cela de belles amitiés et des moments géniaux à faire, imaginer, vivre ensemble.


Cette année  2019 a été une année charnière pour ceux qui portaient désormais la SCI à devoir jongler entre artisans, architectes, banques, dépôts de permis de construire ou de demandes de prêt ; dans l’optique de doter l’association de super locaux tout en arrivant a rénover des espaces d’habitation. Il a fallu se confronter à des retards, des imprévus, des pas de chance, des désillusions. Et en même temps pleins de belles choses arrivaient : une nouvelle-née dans le collectif (l’arrivée de Yaëlle pour Samuel et Jessica), un été magique et riche en partages et en rencontres, des projets professionnels à développer, avec toutes les questions que ça pose dans un monde où les journées ne font que 24 heures.


Nous avons passé 3 années à accueillir des formations en s’organisant bénévolement et collectivement pour que ce soit possible, animés par l’envie de faire vivre ce lieu, où on a planté chaque année des centaines d’arbres grâce à KissKissBankBank, la Fondation Nature et Découvertes, le Concours Arbres d’Avenir et des donateurs qui ont cru dans ce projet ; créé des terrasses, des baissières, aménagé un bassin, des jardins.


Pour tout ce qui s’est passé sur le terrain, Chan Sac a été moteur. Ceux d’entre vous l’ont observé en formation, son énergie débordante a permis de transformer d’une manière incroyable le terrain en friche dans lequel nous étions arrivés en 2016. 


Force est de constater qu’on n’a pas recueilli tout le soutien dont nous aurions eu besoin à l’échelle locale. Nous avions choisi la commune de Eurre aussi pour l’implication de ses élus dans le programmes de la Biovallée, pensant que nous serions accueillis à bras ouverts avec un projet comme celui de l’Oasis. 


La fin d’année 2019 a été inconfortable pour notre collectif. Les 2 familles désormais propriétaires ont fait le constat que l’amplitude d’investissement dans le projet (en terme de durée et de capital) avait un impact non négligeable sur la façon dont se prenaient les décisions. Et il apparaissait que les responsabilités n’étaient pas partagées équitablement.


Un séminaire à l’automne où les énergies étaient divergentes. 


Nous n’avions plus de vision commune pour le lieu, plus de projet à porter ensemble.


Les tensions administratives sont arrivées à leur apogée quand les gendarmes sont venus prendre des photos sur le terrain dans le cadre d’une enquête déposée par la commune, notamment concernant les structures temporaires que nous avions construites pour accueillir les stagiaires de nos formations (pour rappel, le bâtiment de Serendip est trop délabré aujourd’hui pour accueillir qui que ce soit, même pas ses propriétaires qui habitent dans un habitat temporaire sur le terrain, ou dans un gîte à 5 minutes de là). L’audition officielle de Noémie à la gendarmerie en tant que présidente de l’association est venue poser la dernière pierre d’un mur dans lequel nous ne voulions pas aller nous écraser.


Après une longue réflexion, nous avons pris la décision d’arrêter temporairement toutes les activités sur le lieu afin de prioriser l’obtention de permis de construire pour le bâtiment et de bonnes relations avec les élus et les habitants du village, quitte à nous retrouver dans une véritable impasse en tant que collectif. Comment continuer à pérenniser un projet tout en arrêtant toutes les activités sur le lieu? De pleins de manières, mais aucune qui permette à un collectif même le plus solide de continuer ensemble. 


En 5 ans d’existence, nous avons déjà vécu plusieurs phases très différentes pour l’Oasis. Cette étape vient clore un beau cycle de portage collectif.


Nous n’accueillerons donc pas de stagiaires, visiteurs, wwoofers en 2020, et le portage du projet est désormais repris entièrement par Samuel et Jessica qui se laissent du temps pour réfléchir à l’avenir du lieu. Ils ne souhaitent pas porter ce projet seuls, mais l’énergie à mettre en oeuvre pour rencontrer les bonnes personnes leur semble démesurée par rapport à leurs capacités temporelles et énergétiques immédiates.


Voici quelques détails sur la façon dont nous investissons nos énergies en ce début d’année :


– L’accompagnement de projets d’autoconstruction bat son plein avec Eliomatekou, qui a depuis cet été son atelier participatif à Montmeyran, où actuellement 3 tiny houses se construisent, dont celle de Stephanie


– Samuel a quitté Permalab pour la création de l’Université des Alvéoles, qui accueillera une partie des formations d’introduction au design en permaculture, de permaculture au potager, de permaculture humaine ; une autre partie se passera aux Amanins, deux chouettes lieux près de chez nous ! Il va prochainement lancer une chaîne YouTube pour partager les sujets qui l’animent !


– Chansac est maintenant épaulé de Simon dans Permalab, le bureau d’étude en design permacole, agroforesterie, gestion du sol et de l’eau … Ils préparent les IPC (International Permaculture Convergence) en Argentine cet automne, et un PDC (Permaculture Design Course) en Grèce au mois de mai


– Paulino, et les ânes Moufte et Edmée lancent un spectacle au pas de l’âne, une déambulation mêlant découverte du vivant, malice et joie de vivre, avec « Oskar et Kadichon »


– Jérémy est en pleine construction d’un vélo électrique solaire ! 


– Lolie se consacre tout entière à la clôture de ses études de sage-femme


– Jessica a rejoint la Fédération Régionale des Agriculteurs

Biologiques, pour accompagner les restaurants d’entreprise qui souhaitent intégrer plus de produits bio et de qualité dans leurs repas. 


– Cloé entretient le mandala et aménage un laboratoire de transformation cosmétique dans sa future nouvelle maison


– Rita est partie pour de nouvelles aventures


– Stéphanie poursuit son activité de créatrice de jeux, et construit une Roul’yourte


– Julien poursuit la culture des parcelles maraîchères


– Noémie démarre un parcours de formation pour devenir doula. 


On continue quand même d’oeuvrer individuellement pour qu’il se passe des choses chouettes dans notre vallée, et de participer à toute la dynamique locale, qui est d’une sacrée richesse !


A vous qui est arrivé(e) au bout de ce pavé, bravo. Cela fait beaucoup d’informations à intégrer. 


A vous qui soutenez le projet, de près ou de loin, merci <3


Évidemment, si vous avez des questions ou des propositions à nous faire, n’hésite pas à nous contacter, via le formulaire du site de l’Oasis. 


Dès que nous en saurons plus sur l’avenir du projet, nous vous en informerons. 


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Serendip : une « Oasis en tiers-lieu » !

Serendip : une « Oasis en tiers-lieu » !

Caravane n°10 - Printemps 2019


Bonjour à vous,


Cécile Navarre est étudiante en première année de master de géographie, “Développement Culturel et Valorisation des Patrimoines” à l’université de Cergy-Pontoise. Du 15 avril au 15 juin 2019, elle était en stage à L’Oasis de Serendip, période durant laquelle elle était en immersion totale sur le lieu. Nous lui avons laissé la plume pour cette newsletter de printemps :


Pour cette année charnière dans mes études, j’ai fait le choix de la thématique des alternatives culturelles. Plus précisément, ce travail traite de l’observation d’un changement de paradigme, qui modifie nos pratiques culturelles, et qui vient poser la question de la place de

“l’alternatif” dans les actions culturelles aujourd’hui.


Le choix de l’Oasis comme lieu d’observation de ce changement de paradigme était pour moi une évidence, qu’il a fallu que je traduise sur le papier. Il a donc été nécessaire d’observer dans un premier temps les définitions des notions de cultures et d’alternatives qui sont toutes deux complexes et chargées de sens. Pour cela j’ai fais le choix de définir la notion d’alternative par rapport à une culture dominante qui se traduit dans les institutions qui proposent une programmation culturelle, classique, dans des lieux dédiés à celle-ci. De là les alternatives culturelles me sont apparues nombreuses et variées, j’ai donc sélectionné un type d’action culturelle alternative précis, en lien avec le vivant et la nature.


L’Oasis m’a permis de faire un lien fort entre les transitions exercées dans le contenu des formations proposées, et mon sujet de mémoire. Mon sujet a été créé en fonction de l’Oasis, car je tenais absolument à vivre cette expérience d’immersion. Il a donc fallu que je trouve le bon angle pour pouvoir aborder ce lieu, dans le cadre de mes études de géographie! Cet angle a été celui du tiers-lieu, car l’Oasis cumule plusieurs fonctions: celui de lieu de vie, d’espace de travail, mais aussi d’accueil et de formation. C’est un endroit où l’on expérimente un art de vivre différent, les alternatives étant une certaine norme, l’exemple a été très enrichissant pour mon étude.


J’ai choisi de mener une enquête auprès des membres de l’Oasis par le biais de deux questionnaires, le premier sur leur vision du collectif, et le second sur leur vision de la culture. Cet exercice a été très important pour moi car il s’agissait de repérer un sentiment d’appartenance à un groupe pour pouvoir ensuite questionner la culture de celui-ci. Les résultats de cette enquête m’ont permis de raisonner autour d’une vision anthropologique et sociologique de la culture. Tous

les membres de l’Oasis ont évoqué le sentiment d’appartenir à un groupe et d’avoir une culture commune, créatrice d’alternatives, le “vivre autrement” étant un des but fondateur du projet.


Ce stage a été un réel voyage pour moi, tant sur le plan émotionnel que sur le plan mental. La définition de tiers-lieu atypique et alternatif résonne comme des mots presque trop creux pour exprimer tout ce que ce lieu est capable de révéler. Le processus de transition intérieur abordé durant les formations permaculture humaine, est un aspect essentiel à mes yeux, car il permet de relier l’être humain à sa nature et à la nature. La transition extérieur évoquée comme l’ensemble des systèmes mis en place pour vivre en accord avec le vivant. Le changement de paradigme évoqué dans mon étude a été l’espace idéal pour accueillir ces notions de transition, et pour les définir comme étant l’une des valeurs principales qui habite les alternatives culturelles aujourd’hui.


La culture a ce pouvoir de faire apparaître des liens entre les actions des hommes et leur environnement, car celle-ci est inhérente à chaque groupe humain et chargé d’une connotation ethnocentriste. Il existe une culture particulière à l’Oasis, en mouvement constant, en perpétuelle renouvellement avec un effort d’adaptation aux publics qui s’y retrouvent. Cette culture est en construction et laisse le champs libre aux expressions de chaque personne qui s’invite sur le lieu. Aussi, l’échange est de mise en ces lieux, avec les humains, le vivant et l’inerte, cela participe à cette culture, cela l’alimente.


C’est une expérience assez incroyable que de pouvoir réaliser un travail de recherche scientifique dans un nouveau lieu de la culture humaine. Cela demande une grande capacité d’observation et de remise en questions permanente, qui mène à un travail, je l’espère, de qualité !

L’accompagnement des membres de l’Oasis dans la réalisation de mon étude a été essentielle, dans une bienveillance et une compassion qui m’ont énormément touchée. Merci à eux pour tout ce qu’ils font, et pour avoir fait du mouvement des” Oasis en tous lieux”, une véritable “Oasis en tiers-lieu”.


Cécile Navarre, pour l'équipe de l'Oasis de Serendip

Observer et nourrir le vivant… en nous !

Observer et nourrir le vivant… en nous !

Caravane n°9 - automne 2018


Bonjour à vous,


L’automne est bien installé, et petit à petit, la nature ralentit…

Pour nous aussi c’est le moment de trouver de nouveaux rythmes, de s’adapter aux journées plus courtes, aux températures moins clémentes…

Apprendre à observer, à s’observer, faire le bilan en quelque sorte. Cela peut prendre de multiples formes ! A l’Oasis de Serendip, nous avons organisé pour la première fois un séminaire d’équipe de 3 jours, début octobre, pour faire le bilan de cette année bien chargée. Le réseau aussi a marqué le coup avec l’organisation du Festival Oasis à Jambville, où étaient présents Jérémy et Rita, qui ont profité de ce moment pour découvrir plus en profondeur le mouvement Colibris, et faire de belles

rencontres.


L’automne est bien installé, et la saison des plantations vient juste de commencer ! Pour l’équipe de l’Oasis de Serendip c’est un moment de joie et de complicité autour d’une activité qui nous rassemble et qui est symbolique de la dynamique d’ensemble du projet ! La majeure partie des arbres que nous planterons cet hiver et le prochain ont été financés dans le cadre du Concours Arbres d’Avenir, qui valorise des projets innovants en agro-foresterie. Pendant encore quelques heures (Date limite : 30 novembre), tu peux encore voter pour nous et nous aider à remporter le prix spécial « coup de coeur du public » ! Jessica sera présente à la remise des prix le 6 décembre prochain à Paris… Nous te tiendrons au courant !


L’automne est bien installé, et le chantier « minéral » avance énormément ces jours-ci, grâce notamment à la mobilisation de Noémie. Le travail avec les architectes a pris un bel élan depuis l’été, au point que les travaux de sécurisation de la bâtisse ont pu démarrer, et que les démarches de dépôt d’autorisation de travaux sont sur le point d’être effectuées. Un gros travail de fond a été réalisé avec l’aide d’un cabinet d’avocats pour réécrire les statuts de la SCI et rédiger un règlement de co-propriété, ce qui permettra d’ici la fin de l’année de transférer la propriété de la SCI à des personnes physiques (jusque là l’association en était actionnaire à 98%). Nous détaillerons un peu plus ces questions dans les prochains mois !


L’automne est bien installé, et l’actualité nationale et mondiale est décidément centrée sur les questions écologiques et climatiques. Cela nous pousse à interroger nos croyances profondes, et met cruellement en lumière nos contradictions. Homme vs Nature : et si c’était le moment de faire le point ? C’est justement le travail de mémoire que Manon, stagiaire à l’Oasis de Serendip en 2018, a réalisé. Se rapprocher du vivant… à travers l’un des stages de permaculture que nous organisons tout au long de l’année 2019 (nous proposons des tarifs réduits pour les personnes qui s’inscrivent avant le 31/12). La permaculture humaine sera à l’honneur cette année, soutenue par le travail de recherche mené par Samuel sur la conception de systèmes apprenants inspirés du vivant, à travers deux formations d’une semaine dédiées à ce sujet à l’Oasis de Serendip, mais aussi des formations proposées par nos amiEs du Nousistan : Intelligences Multiples (avec Stéphanie), Spirale Dynamique (avec Samuel)… et s’il s’agissait avant tout d’observer et de nourrir le vivant… en nous ?


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Faire place au neuf !

Faire place au neuf !

Caravane n°8 - printemps 2018


Bonjour à vous,


Les observateurs consciencieux des phénomènes naturels que vous ne manquez pas d’être, chers lecteurs, n’en finissent pas, nous en sommes sûrs, d’être charmés et surpris par l’ampleur de la débauche d’énergie qui accompagne l’arrivée du printemps. Tout le vivant se met alors au diapason d’une quête folle : la reproduction. C’est le moment de l’année où l’on est le plus susceptible d’observer certaines espèces animales (comme chez nous le renard par exemple ou le chevreuil) qui semblent faire momentanément fi des règles les plus élémentaires de sécurité, en paradant notamment le matin ou le soir à découvert.


Qu’est-ce qui justifie une telle frénésie ? Perpétuer l’espèce, certes, mais pas simplement en dupliquant des individus. Des essais, innombrables, à la faveur du passage d’un insecte pollinisateur d’une fleur à une autre, d’un coup de vent ou encore d’une rencontre entre deux individus, le tout accompagné d’un immense brassage génétique : toutes les stratégies déployées visent à organiser une gigantesque expérimentation.


A quoi rime donc cette improbable complexité ? Faire du neuf 🙂 . Le climat évolue, les milieux de vie changent. De nouvelles niches écologiques se créent, d’autres disparaissent. La nature met donc en place les conditions d’une innovation permanente, afin de garantir la pérennité des espèces, et finalement la résilience des écosystèmes. Derrière ses couleurs vives et ses odeurs légères, le  printemps est donc un laboratoire à ciel ouvert !


Cette expérimentation fait partie de notre ADN depuis l’origine du projet : agroforesterie, éducation, permaculture, vivre-ensemble… Nous ne prétendons pas avoir des solutions aux problèmes de notre époque, mais nous pensons qu’il est important de donner une place à l’innovation. C’est à la fois une manière de nous mettre au service de « demain », mais c’est aussi (et surtout) prendre de nouvelles habitudes, en nous rapprochant de ce vivant en perpétuel changement !


Alors, quoi de neuf à l’Oasis de Serendip en ce printemps 2018 ? Côté « minéral », l’infrastructure de notre projet se renforce petit à petit : de nouveaux emplois ont été créés ces derniers mois, et nous sollicitons le soutien de la SCIC Coopérative Oasis pour accompagner financièrement le projet de rénovation du bâti. Côté « végétal », nous sommes en chemin pour devenir « refuge LPO » et ainsi mieux connaître et renforcer la biodiversité (pas seulement

les oiseaux, mais aussi les amphibiens, les papillons, les

chauve-souris, etc…) présente sur le site. Le programme de l’été s’annonce passionnant : des formations, des événements festifs, des ateliers pour petits et grands… on innove notamment avec des séjours d’immersion en juillet et en août. Les inscriptions sont ouvertes, profitez-en !


Nous sommes aussi attentifs au « neuf » qui nous entoure, alors voici quelques infos à ne pas rater : plusieurs de nos marraines et parrains ont pris la plume ces derniers temps, c’est le moment d’enrichir votre bibliothèque ! Nos amiEs de l’Oasis Alegria à Allex organisent un 1er festival des Petites et Grandes Autonomies, où l’innovation sera à l’honneur ! L’Atelier des Alvéoles a inauguré il y a quelques semaines sa pépinière, et le réseau Forêts Nourricières organise sa 1ère rencontre à la ferme du Plessis (Eure-et-Loir).


Et vous, quoi de « neuf » par chez vous ?


L'équipe de l'Oasis de Serendip

Et vous, quel type de sol serez-vous en 2018 ?

Et vous, quel type de sol serez-vous en 2018 ?

Caravane n°7 - automne 2017


Bonjour à vous,


Si l’hiver est douceur, le printemps enthousiasme et l’été

légèreté, l’automne est sûrement la plus sérieuse, et par là peut-être la plus précieuse des saisons.

Les jours raccourcissent, les premiers froids s’installent… pour no(u)s sols et sous-sols, c’est le moment de vérité ! Que reste-t-il en effet de cette année ? Après les promesses et les espoirs suscités par les montées de sève du printemps, après les rires, les longues soirées et la joie des récoltes de l’été, il est temps de préparer l’hiver en collectant toutes sortes de matières, tout comme le sol qui accueille son manteau de feuilles, fruits et rameaux, qui attireront la multitude des insectes, bactéries et champignons, qui maintiendront par leur activité de décomposition un sol protégé du gel, du vent, de la pluie, bref, des intempéries… qui formera au printemps un humus riche et profond, propice à l’enracinement de nouvelles pousses saines et vigoureuses.


Pour nous cette matière s’est présentée sous les formes variées d’un grand nombre de rencontres, de tâtonnements, de découvertes, d’émotions, d’expérimentations, d’accueil de nouveaux habitants. Au printemps est né le bureau d’études PermaLab, conduit par Samuel & Chan Sac. L’été a particulièrement été joyeux et riche de fructueuses collaborations avec les EDLN, le MRJC, et l’accueil de l’Altertour. Le principal chantier participatif a été la réalisation d’un bassin d’agrément sous le grand chêne. En septembre nous nous sommes mobilisés autour de la fête des possibles, en particulier avec l’organisation d’un marché de producteurs le 24 (un grand merci et bravo à Mélanie et Jennyfer !). Cette journée a été particulièrement appréciée, et nous a donné l’envie d’étoffer encore notre « manteau hivernal » par l’organisation d’un week-end spécial les 9 & 10 décembre, au cours duquel vous pourrez découvrir avec vos enfants de 3 à 8 ans les ateliers des « p’tits potagistes » organisés en partenariat avec Tin’Oa (la micro-ferme bio-intensive à vocation pédagogique et vivrière, qui se construit peu à peu sous la houlette de Jean-Guy), profiter de la venue de créateurs et producteurs locaux pour notre marché de Noël, et participer pendant les deux jours au chantier participatif de plantation d’arbres !


Et vous ? Que retirez-vous de votre année ? Quel type de sol serez-vous au printemps prochain ? Si vous ressentez le besoin d’y ajouter un peu de matière, il n’est pas trop tard ! N’hésitez pas à tester les jeux coopératifs proposés par Stéphanie et sa mallette de Paix d’Agogie, à vous inscrire au MOOC Permaculture lancé par l’Université des Colibris, à suivre la formation à distance aux usages citoyens de l’internet, à tester avec nous le Jeu des Possibles ou encore à profiter de notre offre de Noël sur les stages d’initiation à la permaculture de mars à juin 2018. Et si vous souhaitez simplement nous donner un coup de pouce, vous pouvez adhérer à l’association, faire un don ou parrainer un arbre !


Bon compostage à chacun-e,


L'équipe de l'Oasis de Serendip